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Les  soins de la vigne
Salle 6
La vigne dit
En mars me lie,
En mars me taille
En mars, il faut qu'on me travaille
 .

En hiver, la vigne demande aussi des soins. Le vigneron arrachent les ceps morts ou fatigués par les ans et au printemps, sur une terre ameublie par la pioche ou par l'araire, il plante avec soins les nouveaux sarments ayant faits des racines. Il faudra attendre 2 à 3 ans pour que cette vigne jeune produise. Un pied de vigne pouvant vivre plus de 100 ans...!!!  Aujourd'hui ces vignes n'existent plus à cause d'expropriation mais il reste un souvenir, une nostalgie de cette époque. Et aussi pourquoi ne pas parler des cabanes implantées dans les vignes... 
Des souvenirs aussi. Elles ont disparu mais au fond des mémoires certaines survivent au temps, le temps d'une vie. 
Les  soins de la vigne
Le  chasselas de Thomery (77)
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Le pain des  vendanges
L'almanach de 1870
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Sulfateuse pour le traitement de la vigne Copyright Photo MH
  
 
Le vigneron XVème siècle le travail de la vigne église de Vendôme copyright droits réservés          

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Le travail de la vigne      Le travail de la vigne au XVème siècle copyright  
au XVème siècle           Pierre de Crenscens 
                                   "Livre des profits champêtre et ruraux"
Une page d'histoire
Au Moyen-Age la vigne était cultivée jusque dans la haute vallée de la Durance et même en Normandie car le vin était nécessaire à la fois pour le culte et pour la boisson. Son transport était aléatoire et coûteux. Ce fut seulement vers la fin du Moyen Age que l'on commença à distiller le vin, sans que l'alcool tombe immédiatement dans l'usage courant.
Pendant la guerre de Cent ans, la surface du vignoble diminue mais le vin s'améliore.  C'est d'abord la taille dont la vigne dit grand merci au vigneron :
Le vigneron me taille,
Le vigneron me lie,
Le vigneron me baille,
En mars, toute ma vie
.

C'est ensuite l'apprêt des cuves, la vendange, le foulage des grappes de raisins, la mise du vin en tonneau. Ce sont des opérations rituelles : cueillettes des grappes à la serpe, grappes que l'on met dans de petits paniers. Ces paniers sont vidés dans des hottes à l'aide desquelles le raisin est transporté à la cuve où il sera foulé au pied. Bientôt le pressoir voit le jour. Le plus ancien des pressoirs dit "à taisson", était formé d'une ou deux grosses poutres, qu'une vis en bois ou un câble rabattait vers la surface où s'entassaient les raisins à écraser. Plus tard, sera inventé "le pressoir à étiquet", qui serait un treuil manoeuvré par une forte barre.

La permanence des traditions est si forte que le foulage au pied fut concurremment pratiqué jusqu'au XIXème siècle, voire même jusqu'à la moitié du XXème siècle. Lorsqu'en octobre finissaient les vendanges, il fallait cependant transvaser le vin nouveau, entretenir les fûts. On peut dire, que jamais dans les régions de vignobles, le travail ne s'arrêtait.
    


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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