|
"E pin et paou
!
Et ping, et pan !
Casso, casso, forco cacaou,
Casse, casse beaucoup de noix
A la filho de la teoulado
Pour la fille de la maison
Que soupire per lou gorcou
Qui soupire pour le garçon
Dou moun cur quello serénado
Dans mon coeur, quelle soirée
De qué tria force nouzoillou
En triant toutes ces noix
E pin é paou !
Et ping et pan !
Casso, casso forco cacaou
Casse, casse beaucoup de noix."
|
En France, et
particulièrement dans le Périgord,
les plantations de noyers atteignent leur plein essor au
XIX ième siècle. Des documents attestent qu'au milieu du 19ème siècle,
les noyeraies atteignent une superficie de 85 000 hectares.
Le soir à la chandelle, chaque soir, quand vient l'hiver, les énoiseuses
cassent les noix pour un prix dérisoire et les cerneaux sont vendus pour
la fabrication de l'huile de noix. Les noix sont cassées à l'aide d'un
petit maillet de bois sur une planchette. Le but étant de séparer le
fruit des brisures de la coquille de noix. Un travail très long qui se
faisait à la veillée avec les gens du village. Une occasion de se
retrouver et de passer la soirée "à tailler une bavette" ou à
chanter tout en travaillant. "Ici tout haut, ici tout bas, le marteau
travaille et la langue ne chôme pas. A la fin de la veillée, les
gens boivent un verre et font cuire des châtaignes pour les manger autour
de la cheminée. Les plus jeunes dansent, racontent des histoires et des
contes. L'ambiance est gaie, c'est quelque chose qu'on attend au village
pour les longues soirées d'hiver. Maintenant, c'est le passé...
|
|
|
Retour page d'accueil
|