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Une origine imprécise pour ce délicieux raisin de table qui a des
origines lointaines, perdues dans le temps mais dont certains Anciens se
souviennent et dont quelques Thomeryons veulent garder la tradition. Il
suffit de se promener dans le village pour y découvrir encore les longs
murs construits en pierre de pays d'une hauteur de 2m30 à 3 mètres. Les
pierres venant d'une carrière voisine à Veneux les Sablons. Le faîtage
du mur était recouvert de tuiles plates et rondes pour protéger le mur
mais aussi servant à la pose de haut vent pour la protection du raisin et
de la pluie.
L'exposition des murs permettaient à la vigne de recevoir le soleil du
matin au soir et la chaleur emmagasinée pendant la jour par la pierre,
était ainsi restituée pendant la nuit .
La Saint-Vincent, le 22 janvier, marque le début de l'année du
vigneron.
Un dicton briard en dit long sur la pratique et la conservation du fameux
chasselas de Thomery.
"s'il pleut à la Saint-Vincent, la grappe monte au
sarment".
La célébrité du
chasselas de Thomery était liée à sa conservation car l'on pouvait s'en
procurer jusqu'en avril de l'année suivant sa cueillette. A l'origine,
les grappes cueillies sans sarment étaient conservées, soit sur des
claies garnies de fougères sèches ou de paille de seigle, soit
suspendues à des cadres. Les raisins se fripaient par manque d'eau. En
1848, un nommé Monsieur Larpenteur, eut l'idée de plonger des sarments
dans une coupe d'eau. Quelques mois plus tard, le raisin était toujours
aussi frais. Après plusieurs recherches pour remplir des récipients en
gré, en 1865, des bouteilles de verre dont la forme fut améliorée
furent crées et la forme améliorée au fil du temps. Les résultats
furent excellents. En 1877, Rose Charmeux prit un brevet sur le procédé
de conservation. A noter qu'un vigneron ayant 5 hectares de vignes,
utilisait 20 à 40 000 bouteilles placées dans des chambres dites à
raisin.
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